Les thématiques des conférences
Des médicaments dans la mer ?
Amazon est la plus connue ; Alibaba et Rakuten lui ressemblent mais sont plus tournées vers l’Asie. Ces trois plateformes sont généralistes et concentrent encore l’activité de e-commerce. Elles ont porté de rudes coups aux grandes enseignes traditionnelles ou aux petits commerçants indépendants. Leurs avantages concurrentiels sont indéniables (grande variété de produits, délais de livraison très rapides, fiabilité acceptable). Leur incidence en termes d’emploi est discutable, et leur bilan carbone est peu avantageux lié à l’importance de leur logistique. Leurs stratégies d’optimisation fiscale ont été souvent pointées du doigt, voire condamnées par les tribunaux. Mais elles semblent, y compris en France dépassées par de nouveaux types de marchés en ligne, Temu ou Schein, qui pratiquent des prix imbattables et font preuve d’une forte agressivité commerciale. D’un autre côté, des plateformes en apparence plus vertueuses ont émergé, comme Vinted ou Le Bon Coin en France par exemple. Assiste-t-on à une phase de plus grande concurrence chez les généralistes de la vente en ligne ou le marché va-t-il finalement se « consolider » ? Tout ceci est-il à l’origine des difficultés de certains secteurs du commerce et de la distribution ?
Conférence animée par Françoise Loquès
Françoise Loquès est docteure en biologie marine. Elle a été chargée de recherche à l’Université Nice Côte d’Azur, puis directrice du Conseil Scientifique des Îles de Lérins à Cannes pendant plus de trente ans. Spécialiste reconnue de l’écologie marine, elle enseigne dans plusieurs écoles et universités des disciplines variées telles que la biologie, le droit de l’environnement, la chimie environnementale et l’écotoxicologie. Tout au long de sa carrière, elle a rédigé de nombreux guides et livrets pédagogiques consacrés aux grands enjeux méditerranéens : l’innovation marine, la posidonie, le sable, le coralligène….
En 2021, son étude pionnière sur la présence de résidus médicamenteux dans les eaux littorales lui vaut d’être surnommée « la Dame de la mer », en reconnaissance de son engagement scientifique au service de la Méditerranée.
